Faire des affaires à Lille Art Fair

Antoine Pecquet

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Valérie Lefebvre avait participé au salon avant d'ouvrir sa propre galerie.
Valérie Lefebvre avait participé au salon avant d'ouvrir sa propre galerie. — M.Libert / 20 Minutes

Miser sur des œuvres abordables et accessibles plutôt que sur les grosses cotes et l'avant-garde. Le salon d'art Lille Art Fair, qui ouvre ses portes ce jeudi pour quatre jours à Lille Grand Palais, semble avoir trouvé la formule qui marche avec 15 000 visiteurs l'an dernier.

Passage obligé
Les galeristes mettent ce succès au crédit de Didier Vesse, directeur artistique depuis trois ans. Comme Valérie Lefebvre, qui vient d'ouvrir sa galerie dans le Vieux-Lille et participe déjà pour la deuxième fois à ce salon. « Il encourage les jeunes à participer au salon à tarif préférentiel, raconte-t-elle. Je lui dois le démarrage de mon affaire ». Le salon semble, en, tout cas, devenu un passage obligé pour les galeristes lillois. La galerie virtuelle Arawak, qui fait l'essentiel de son chiffre en ligne, s'est offert 30 m2. « Le buzz est bon et les résultats sont là », assure Peggy Desquiens, la gérante d'Arawak.
« Hormis la Fiac à Paris, il y a désormais trois salons importants en France : Strasbourg, Nîmes et Lille, note Joël Aeck, patron de la galerie Naclil qui en est à sa troisième édition. On rentre juste dans nos frais avec les ventes réalisées sur place, mais l'opération est payante en termes de visibilité et de contacts. » Même son de cloche chez Véronique Dalle, de la galerie Collégiale. « Je montre tous mes artistes en comptant faire des affaires. » Pour une location de stand, compter au minimum 20 m2, à 135 € le m2.

collectionneurs belges

Après une tentative ratée, en 2004 et 2005, de mélanger art contemporain et arts premiers sous le nom d'Art Event, le salon lillois s'est recentré sur la peinture, la sculpture et l'estampe. Il attire notamment les collectionneurs belges connus pour leurs moyens et leur fringale d'art.