La pression monte chez Lesaffre

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Ambiance morose chez Lesaffre, à Marquette-lez-Lille. Les soixante salariés des Grandes malteries modernes, la filiale « historique » du géant nordiste Lesaffre, poursuivront leur mouvement de grève entamé vendredi. « La fermeture de l'usine, prévue fin août, n'est pas justifiée, explique Denis Duhamel, délégué syndical CGT. Lesaffre a les moyens financiers d'attendre une reprise du marché du malt. » L'an dernier, le site du leader mondial de la levure a accusé une perte de 1,8 million d'euros. Les conclusions d'une expertise économique, demandée par le comité d'entreprise, sont attendues dans vingt jours. Les salariés espèrent une reprise du site. « Compte tenu des conditions du marché, une reprise paraît peu probable, estime Sylvain Caulliez, directeur du site. Je m'emploie à convaincre les salariés d'accepter nos propositions de reclassement. » La direction a en effet proposé quarante postes, dont une quinzaine à Marquette-lez-Lille, le reste en Normandie, à Strasbourg ou à Paris. Les salariés rencontreront de nouveau la direction aujourd'hui.

C. B.