Laurence Bellon : « Il nous faut au moins trois ans »

©2006 20 minutes

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Interview de Laurence Bellon, vice-présidente du tribunal pour enfants de Lille.

Le roulement des juges pose-t-il problème au tribunal pour enfants ?

Un quart des juges bouge chaque année. Avec un collègue, qui est arrivé comme moi en 2001, nous sommes les doyens de l'instance.

Quelles conséquences ?

Dans l'assistance éducative, il faut au moins trois ans pour faire un travail sérieux. Quand les fratries sont nombreuses, les dossiers peuvent durer jusqu'à quinze ans. D'autant que dans le Nord, les affaires sont difficiles. La gravité des violences physiques et sexuelles est plus importante qu'ailleurs.

Qui en souffre le plus ?

Les premiers à s'en plaindre sont nos partenaires, comme le conseil général. Certaines familles ont vu un juge différent chaque année.

Recueilli par F. B.