Le plan local pour l'habitat sur la ligne de départ

Gilles Durand

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Mieux répartir l'habitat social .
Mieux répartir l'habitat social . — M.Libert / 20 Minutes

«Nous avons besoin de davantage de mixité sociale et interâge dans cette communauté ». Gérard Caudron, vice-président (divers gauche) chargé du logement à la communauté urbaine de Lille (LMCU), doit afficher cette intention aujourd'hui, lors du vote du plan local pour l'habitat au conseil communautaire. Ce plan décline la politique du logement censée être suivie jusqu'en 2018 par les communes de LMCU. L'ambition de la métropole lilloise est de maintenir la construction de 6 000 logements par an. « Pour soutenir cette action, nous comptons sur un retour des aides de l'Etat à hauteur de 15 millions d'euros par an comme c'était le cas avant 2009 », souligne Gérard Caudron.

Accord collectif de peuplement
Mais le défi principal sera de rendre les loyers plus accessibles. Ils se situent aujourd'hui au-dessus de la moyenne des autres agglomérations françaises, alors que les revenus de la population restent nettement inférieurs. Dans la même orientation, le plan intégre un accord collectif intercommunal de peuplement qui prévoit une plus équitable attribution du logement social pour des ménages prioritaires. Dispositif sur lequel l'opposition tique encore. « La répartition entre les villes reste à discuter », souligne le groupe MCU (UMP-NC) dans un communiqué de presse. « Le pire serait de créer des ghettos de pauvres dans la métropole, car ils sauront vite aller faire leur marché dans les quartiers où habitent les riches », prévient Gérard Caudron.
S'il est adopté aujourd'hui, ce plan local d'habitat va entamer jusqu'en octobre un marathon administratif : adoption ou non par chaque commune, puis validation par la préfecture.

loyer

la pression sur le marché du logement reste forte dans la métropole. Les loyers du parc privé ont augmenté de 50 % entre 2000 et 2010 pour atteindre 9,6 €/m². Les prix du logement ancien ont doublé durant la même période.