La culture s'invite Dans de nouveaux canaux

Gilles Durand

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Balumpa revendique en deux semaines, plusieurs milliers d'utilisateurs.
Balumpa revendique en deux semaines, plusieurs milliers d'utilisateurs. — M.Libert / 20 Minutes

Des applications téléphoniques pour organiser ses sorties. Vendredi, le réseau RAOUL dévoilait son appli pour smartphones, Borderlive. L'association, qui regroupe une vingtaine de scènes musicales dans le Nord, propose l'agenda des concerts en collaboration avec son homologue flamande et bruxelloise. « L'application disponible dans les deux langues se charge automatiquement selon la langue enregistrée dans le téléphone », précise Ermeline Dauguet, chargée de projet chez RAOUL. Le service pourrait évoluer dans les mois à venir avec l'intégration de structures wallonnes.

De la géosocialisation
En début d'année, c'est une jeune société, installée à Euratechnologie, à Lille, qui sortait une application i-phone, baptisée Balumpa, « du nom d'une danse indonésienne de bienvenue », raconte Etienne Curati, responsable marketing chez Balumpa. Premier principe : localiser en temps réel tous les événements culturels ou de loisir autour de soi. « Mais on y a ajouté une dimension sociale, précise-t-il. On peut savoir si ses amis y participent ». Après la géolocalisation, la géosocialisation.
Prochain sur la liste, le site internet lillois Loisirama, qui répertorie les sorties culturelles depuis plus de dix ans. « Nous avons survécu à l'éclatement de la bulle internet, raconte François Gaure, responsable d'édition. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un nouveau défi » Mais la société hésite sur le système à adopter. « Ces applications ne sont pas qu'un phénomène de mode. Il faut raisonner à moyen terme et ne pas se contenter de fournir les téléphones portables, note-t-il. Dans les cinq années à venir, on sera obligé de passer par un format cross canal compatible sur tous les supports : PC, tablette ou autre smartphone, alors autant le faire de suite. »