Le doublement du métro est dans les tuyaux

Olivier Aballain

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Le métro de Lille va enfin commencer son grand coup de jeune.
Le métro de Lille va enfin commencer son grand coup de jeune. — M.Libert / 20 Minutes

C'est un chantier encore plus cher que le Grand stade de Lille. Les travaux d'extension de deux à quatre wagons de la ligne 1 du métro devraient débuter au dernier trimestre 2012. Et quelques détails commencent à filtrer sur ce projet à 510 millions d'euros. Quatre nouvelles délibérations ont d'ailleurs été adoptées en décembre par le bureau de la communauté urbaine de Lille. « C'est un enjeu capital car l'extension de capacité de la ligne 1 aura un impact aussi sur la ligne 2 », explique Éric Quiquet, vice-président (EELV) de la communauté urbaine. Les « vieilles » rames de 26 m, progressivement remplacées par le matériel neuf de 52 m iront renforcer la deuxième ligne, dont la fréquence reste près de deux fois inférieure à la ligne 1. « On réglera ainsi le problème de capacité sur tout le réseau. » Pour la partie matériel roulant, la plus chère du projet, trois candidats (Bombardier, Alstom et Siemens) ont été auditionnés fin décembre.

Un métro « boa »
Le lauréat sera choisi fin février. Mais quel que soit le matériel choisi, « ce seront des rames très modernes, plus vitrées que les actuelles », certifie Éric Quiquet. Selon une source proche du dossier, le métro pourrait être organisé en « boa », quatre wagons sans séparation comme sur les lignes 1 et 14 du métro parisien.
Mais il va falloir être patient, puisque le dernier planning fixe la mise en exploitation des nouvelles rames à fin 2015. Les premiers travaux, à la fin de l'année, porteront d'ailleurs uniquement sur l'allongement des façades de quais. « Mais c'est déjà compliqué, confie l'un des concepteurs, car ça se fait sans interruption de trafic. Sur une ligne automatisée, sans conducteur pour gérer les arrêts, c'est tout simplement une première mondiale ». « On en profitera pour donner un coup de neuf à certaines stations », complète Éric Quiquet.

FACs

En attendant le doublement des rames, Éric Quiquet envisage de demander aux facs de se concerter pour échelonner le début des cours afin d'éviter la saturation aux heures de pointe.