Lille 3000, le privé s'invite à la fête

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Le cercle s'élargit. Jeudi dernier, onze nouvelles entreprises ont signé une convention de partenariat avec la ville de Lille en vue de l'organisation de Lille 3000. Un coup de pouce qui a réjoui Martine Aubry, moins d'un mois après la décision de la communauté urbaine (LMCU) de ne pas attribuer la subvention de 350 000 e prévue pour l'événement. « Le monde économique a compris l'intérêt de la culture. Sans vous, on ne pourrait pas en faire autant », a-t-elle lancé aux patrons, jeudi. Et pour cause. Associés sur certains projets, les partenaires privés apparaissent parfois indispensables à leur réalisation. Difficile par exemple de faire livrer douze statues d'éléphants de huit mètres de haut depuis l'Inde sans l'appui du service fret d'Air France. « Et puis, je me suis engagée à ne pas augmenter les impôts », rappelle aussi Martine Aubry.

Quant à savoir si la fête a perdu son âme au contact du privé, la réponse de Didier Fusillier, directeur de Lille 3000, est sans équivoque : « Souvenons-nous que Michel-Ange a peint grâce à des mécènes. Lille est en train de devenir le Florence d'aujourd'hui. » Une renaissance que les patrons savourent. « Faites comme nous, engagez-vous », conseillait le responsable de l'entreprise de mobilier urbain JC Decaux aux autres chefs d'entreprise présents jeudi.

V. V.

D'un budget de 74 millions d'euros, Lille 2004 a été financé à 17 % par les entreprises privées. Un seuil dépassé pour Lille 3000, dont le budget s'établit pour l'instant autour des 9 millions d'euros.