Le docteur Velu met en cause la clinique de la Tamise

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Les absents ont toujours tort. Jugé en appel hier à la cour d'assises de Douai pour sa responsabilité dans le décès d'un nourrisson en 2001, le gynécologue-obstétricien Frédéric Velu a refusé d'assumer seul le drame qui s'est produit à la clinique de la Tamise de Boulogne-sur-Mer.

Condamné en première instance, fin 2004, le médecin a ainsi mis indirectement en cause la clinique de la Tamise, dont les représentants avaient été acquittés lors du premier jugement. Revenant sur le « travail d'équipe » que constitue un accouchement, son avocat, Franck Berton, a estimé que l'on ne pouvait imputer au seul gynécologue le retard pris dans l'exécution des gestes qui auraient pu sauver Quentin, le fils des époux Comyn. Une infirmière de garde, en particulier, était restée injoignable. Faute d'avoir pu bénéficier d'une césarienne dans les temps, Quentin était décédé neuf jours plus tard. « Le docteur Velu ne m'écoutait pas, je l'ai supplié de me faire une césarienne », a expliqué la mère de Quentin.

O. A.