La reconnaissance de la déportation des homosexuels

©2006 20 minutes

— 

Interview de Vincent Cammarota, président de l'association les Flamands roses

Vous avez été invités officiellement par la préfecture pour la première fois à la journée du Souvenir des déportés, dimanche. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

Cela faisait quinze ans qu'on le demandait. Il est important de reconnaître que des personnes ont été déportées dans des camps nazis du fait de leur orientation sexuelle. C'est une avancée pour les droits des homosexuels mais il reste des choses à faire.

En quel sens ?

Nous aurions voulu mettre la gerbe en même temps que les autres associations présentes, mais nous devons encore la déposer après tout le monde. Nous allons continuer le travail entamé avec les élus.

Combien d'homosexuels ont été déportés dans la région ?

On ne le sait pas car les homosexuels qui sortaient des camps ne le disaient pas. L'homosexualité était un délit à l'époque.

Recueilli par F. B.