Lille Métropole maintient le cap de l'investissement

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Un volume d'investissement qui se maintient sans augmentation de la fiscalité des ménages, ni des entreprises. Dominique Baert, vice-président (PS) chargé des finances à la communauté urbaine de Lille (LMCU) présentait, hier les grandes lignes du budget prévisionnel 2012, qui doit être voté le 8 décembre lors de la prochaine réunion du conseil de communauté.
En 2012, l'effort va se porter plus précisément sur les transports (326 millions d'investissement) et l'assainissement (90 millions). « Nous assumons deux gros chantiers que sont le doublement des rames de métro et la reconstruction de la station d'épuration de Marquette », souligne Dominique Baert. Parmi les gros chantiers maintenus, l'accessibilité du Grand Stade coûtera également encore 49 millions l'an prochain. En revanche, certains projets ont dû être remis à plus tard. C'est le cas notamment du plan Piscine et d'autres projets phares comme la remise en eau de l'avenue du Peuple Belge. Les charges de personnel sont également revues à la baisse. Il n'est pas encore question du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, mais les budgets vont être resserrés. Autre mauvaise nouvelle : « Les charges financières sont en forte hausse, ce qui n'était pas prévu initialement », précise Dominique Baert. Résultat, le budget 2012 sera en hausse de 2,7 %, atteignant 1,7 milliard d'euros.G. D.

Emprunts

Les emprunts toxiques continuent d'empoisonner le budget de Lille Métropole. « Mais le volume des encours de prêts très risqués diminue », d'après Dominique Baert, vice-président (PS). Il est passé de 33 % en 2008 à 26 % en 2011 du volume total. Par ailleurs, LMCU est en procès avec trois banques pour un volume de 340 millions d'emprunts.