Des patients sous pression

Gilles Durand

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Plus gros pôle de France, le CHR de Lille possède quatre caissons hyperbares.
Plus gros pôle de France, le CHR de Lille possède quatre caissons hyperbares. — M.Libert / 20 Minutes

L'hiver approche, le monoxyde de carbone aussi. L'arrivée du froid entraîne chaque année son lot d'intoxication par ce gaz inodore qui peut être mortel. Mauvaise ventilation du logement ou manque d'entretien des appareils de chauffage en sont les causes principales. Derniers cas en date : un bébé d'un mois et demi et sa mère, ainsi qu'une octogénaire d'Auby ont dû être hospitalisés d'urgence, dimanche.

Une diminution des cas
Environ un quart de ces intoxications, les plus graves, doit être soigné par caisson hyperbare, au CHRU de Lille. « L'organisme à lui seul ne peut évacuer le monoxyde de carbone du sang, explique Loïc, chef des opérations hyperbare. On met la personne intoxiquée dans les conditions d'une plongée à 15 mètres de profondeur pendant deux heures pour pouvoir administrer de l'oxygène à haute concentration ». Le rôle de l'hôpital ne s'arrête pas une fois le patient rétabli. « Une déclaration est envoyée au centre antipoison qui prévient les services sociaux, lesquels interviennent pour voir si l'appareil défectueux a été réparé », précise une infirmière. Ces mesures, ainsi que les campagnes de prévention semblent porter leurs fruits. « En dix ans, le nombre d'hospitalisations dues aux intoxications a diminué de moitié », note Daniel Mathieu, chef du pôle réanimation. Il en reste environ 400 par an.