Philippe Amouyel , ancien directeur général, va rester directeur de son laboratoire.
Philippe Amouyel , ancien directeur général, va rester directeur de son laboratoire. — M.Libert / 20 Minutes

Lille

La mairie de Lille prend les rênes

Institut Pasteur La Fondation, en difficultés financières, change de directeur général

L'Institut Pasteur de Lille cherche toujours un vaccin contre la crise financière qui le touche depuis maintenant trois ans. Hier, le directeur général de la Fondation, Philippe Amouyel, a annoncé qu'il quittait son poste, après dix ans de gestion. Le chercheur, spécialiste d'Alzheimer, reste néanmoins directeur de son laboratoire, tout en s'engageant dans un programme européen de recherche sur la maladie.

Nouveaux licenciements ?
En attendant de lui trouver un successeur, c'est Jacques Richir, adjoint (MoDem) à la mairie de Lille, qui va assurer l'intérim. Autre nouvelle, qui inquiétait hier certains salariés : la nomination d'Eric Diers comme directeur administratif et financier. Ancien directeur d'IPL SED Nord, l'homme avait procédé au licenciement d'une cinquantaine de personnes dans cette filiale de l'Institut, en début d'année. Qu'en sera-t-il au sein de la Fondation pour les 320 salariés qui y travaillent ? Esquive de Jacques Richir qui préfère parler de plan de redressement. « L'Institut sort d'une période difficile économiquement, explique-t-il. Il faut se recentrer sur la recherche et la santé publique ». L'élu veut « relancer la politique de dons et de mécénat » et « augmenter le fonds de dotation » grâce à la contribution des collectivités locales et surtout « mieux utiliser l'immobilier ». L'Institut se découvre « environ 10 000 m2 disponibles », selon Philippe Amouyel. Cela suffira-t-il pour renflouer les caisses ?

Eurofins

Le 30 septembre, la Fondation Pasteur a signé un accord pour la cession, à la firme Eurofins, d'IPL Invest et IPL Sed Nord. Spécialisées dans l'analyse environnementale, ces filiales plombaient les comptes depuis longtemps. « Sur les 85 personnes, 27 seront licenciés au 1er décembre », déplorait, hier, un syndicaliste.