Un verdict qui ne satisfait personne à Saint-Omer

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« Il fallait sauver la maison justice à n'importe quelle condition. » Vendredi, Jérôme Crépin, avocat de l'un des sept adultes jugés par la cour d'assises de Saint-Omer dans une affaire de corruption de mineurs à Outreau et au Portel, n'avait pas de mots assez durs pour désigner le verdict. Six des sept prévenus, accusés d'avoir sciemment confronté leurs enfants à des images sexuelles, ont été condamnés à deux ans d'emprisonnement. Seule une grand-mère n'a pas été condamnée. Les charges d'agressions sexuelles n'ont en revanche pas été retenues. Hervé Corbanesi, un autre avocat de la défense, a dénoncé une « décision totalement inique, qui n'a aucun sens au regard des trois semaines d'audience. » Un étonnement partagé, paradoxalement, par Marc Pantaloni, avocat des enfants parties civiles : « C'est un jugement assez peu compréhensible. C'est un ovni judiciaire. » Les six condamnés ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel.