Hénin asphyxié par l'emprunt toxique

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Hénin-Beaumont solde encore ses comptes. Cette fois-ci, ce sont les emprunts toxiques contractés par l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, mis en examen, qui mettent la ville dans le rouge. Leurs intérêts ont explosé de 200 000 euros à 900 000 euros, soit 350 % d'augmentation. C'est ce que le maire, Eugène Binaisse, a expliqué hier soir en conseil municipal, en rendant public un avis budgétaire de la chambre régionale des comptes.
Initialement prévu en juillet, le conseil avait été reporté. Puis, cet été, Alain Alpern, un proche du socialiste dissident Pierre Ferrari, avait révélé que la ville avait été dessaisie, à nouveau, de ses pouvoirs budgétaires. « La ville avait oublié, volontairement ou non, d'intégrer au budget les intérêts », grince Steeve Briois, élu municipal (FN). « Nous n'avons rien dissimulé et il n'y pas a eu de magouille », rétorque Eugène Binaisse. Le chaudron héninois reste sous très haute surveillance.G. T.