La nouvelle billettique est en retard

TRANSPORTS Parkeon, le partenaire de LMCU, est en retard pour fournir le nouveau système de billets...

Olivier Aballain

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Un composteur Transpole sur un quai de tramway, à Lille, le 5 septembre 2011.
Un composteur Transpole sur un quai de tramway, à Lille, le 5 septembre 2011. — M.LIBERT/20 MINUTES

Le bon vieux ticket de métro cartonné a encore de beaux jours devant lui à Lille. Annoncé pour janvier 2012, le nouveau système de tarification des transports ne sera pas déployé, au mieux, avant le deuxième trimestre 2012.

Interrogé hier par 20 Minutes, Éric Quiquet reconnaît «un retard lié à l’opérateur choisi en 2010». Le premier vice-président (Verts) de la communauté urbaine (LMCU) vise directement Parkeon, chargé de mettre en œuvre une billettique plus souple grâce notamment à la technologie «sans contact» (analogue au Navigo parisien). Le système a de multiples avantages: le tarif réduit ZAP pour les trajets courts devient accessible aux bus, LMCU peut décider de baisser le prix du déplacement en soirée, on peut interrompre un abonnement mensuel le 5 du mois pour le reprendre le mois d’après...

 Une réunion en octobre

 Moyennant un contrat de vingt-et-un millions d’euros, Parkeon s’est engagé en avril 2010 à fournir une solution globale pour le réseau bus, métro et tram, ainsi que pour huit parkings de la communauté urbaine. Date prévue pour la mise en service: 1er janvier 2012. Mais le chantier est visiblement plus compliqué que prévu. Une réunion devrait se tenir en octobre entre les partenaires pour redéfinir le calendrier. «Soit on repousse le remplacement des tickets unitaires au deuxième trimestre 2012 et les abonnements à la rentrée suivante, soit on repousse tout à septembre 2012», explique Éric Quiquet.

Basé à Besançon, Parkeon a passé des contrats similaires avec Angers et Reims, et a déployé son système avec succès à Bruxelles. Les retards sont un classique sur ces projets. «Ce n’est évidemment pas une excuse», estime Éric Quiquet, qui espère «trouver une solution» sans brandir la menace des pénalités de retard. Celles-ci peuvent, selon nos informations, atteindre plusieurs millions d’euros. Contactée, Parkeon préfère ne pas s’exprimer sur le sujet. En 2010, l’opérateur insistait simplement sur sa «forte implication, (ses) capacités industrielles, la parfaite maîtrise des technologies billettiques» qui lui permettraient de «respecter les exigences de calendrier» de LMCU. C’est raté.