Le rectorat recule sur les blocages

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Machine arrière toute. Les forces de l'ordre ne sont pas intervenues, hier, dans les lycées bloqués par les militants anti-CPE. Après avoir invité mercredi les proviseurs à « ouvrir » leurs établissements en saisissant – s'il le faut – la police ou la gendarmerie, le rectorat est revenu, hier, sur ses positions. « Au moment où on l'a prise, cette décision semblait pouvoir répondre à la situation, commentait Pierre-André Dangréau, directeur de cabinet de la rectrice. Mais cela n'a pas eu l'effet escompté. »

Au lycée Faidherbe, les bloqueurs restaient mobilisés, sous l'oeil compréhensif de leur proviseur, Michel Bouchaud : « Il n'est pas question d'appeler la police tant qu'il n'y pas d'exactions ou d'actes de vandalisme. Et on n'en est pas là. » Au grand dam de certains parents qui espéraient un retour à la normale. Comme au lycée Robespierre d'Arras. « Nous avons dû tenir une réunion improvisée sur le trottoir avec eux, expliquait Georges Coulon, le proviseur. Seule l'AG [ce matin] décidera de la suite à donner aux événements. » D'autres, en revanche, n'ont pas attendu un vote pour intervenir. « Le proviseur est venu avec une pince pour couper les chaînes qui bloquent l'entrée, déplorait Gianni Cappeletti, prof d'arts appliqués (SUD-Education) à l'Esaat Roubaix. Ces tentatives d'intimidation n'ont pas lieu d'être. » Sur les 185 lycées de la région, soixante-douze connaissaient hier soir des perturbations diverses. Huit étaient totalement bloqués. Vincent Vantighem

Après avoir bloqué une bretelle du périph et plusieurs accès à Lille hier matin, 700 à 1 000 militants anti-CPE se sont retrouvés dans les rues pour une manifestation bon enfant. Une personne a été interpellée.