Le médecin au tribunal

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Devant le tribunal d'Arras, il n'était pas tout seul. Hier, le médecin des pompiers du Pas-de-Calais a été épaulé par sa hiérarchie lors de sa comparution. Des femmes sapeurs l'accusent d'agressions sexuelles au cours d'examens médicaux équivoques. L'enquête administrative de 2008, qui a entraîné l'action pénale, « était plus à charge qu'à décharge », a d'abord rappelé le lieutenant Moreau, directeur départemental des pompiers. Puis c'est la médecin-chef Troisvallets qui a affirmé pratiquer les mêmes examens que ceux du mis en cause. « Il n'y a qu'elle à considérer qu'il respecte ses prérogatives médicales », persifle la substitut du procureur, s'appuyant sur une expertise qui a conclut l'inverse. Dix-huit mois de prison avec sursis sont requis, ce qui enflamme, Stefan Squillaci, avocat du médecin. « Le doute doit profiter à l'accusé, qui est l'objet de la rumeur », tonne-t-il. Décision le 27 septembre.G.T.