Ghislaine Plé : « Pour inscrire l'histoire des ex-Stein »

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Interview de Ghislaine Plé, présidente de l'Adavamas, association de défense et d'aide aux victimes de l'amiante et de la métallurgie

Vendredi, vous avez présenté à Lille l'Amiante chez Stein Industrie (1), un livre sur les ex-salariés de la fonderie Stein. Quel en est l'objet ?

Il retrace l'histoire des ex-Stein de Lys-lez-Lannoy qui ont travaillé au contact de l'amiante. Il comprend des photos, des témoignages, des notes d'un pneumologue et il retrace les procédures judiciaires engagées aujourd'hui par les anciens salariés.

Quel est le but de cet ouvrage ?

C'est de faire un travail de mémoire pour que l'histoire des anciens salariés soit inscrite à jamais. Et puis, c'est un support pour transmettre ces pans de vie aux nouvelles générations, pour qu'elles connaissent le problème de l'amiante.

Est-ce une manière pour les ex-Stein d'« exorciser » la maladie ?

Non, car l'amiante est un problème très dur, physiquement et moralement. Un livre ne peut pas jouer ce rôle.

Comment est né ce projet ?

Au départ, l'idée était de recueillir les témoignages des anciens salariés touchés par l'amiante pour les présenter devant un tribunal. Mais, devant la richesse des documents, on a décidé d'en faire un ouvrage pour le diffuser à plus grande échelle. Il est tiré à 500 exemplaires, mais on cherche aujourd'hui un éditeur pour le diffuser plus largement. Recueilli par F. Bertrand

(1) Rens. : adavamas@wanadoo.fr

Le 13 avril, six adhérents de l'Adavamas se présenteront devant le tribunal des affaires sanitaires et sociales (Tass) de Lille. Ils demandent la reconnaissance du caractère professionnel de leur maladie due à l'amiante.