Le problème de l'eau trouble l'A 24

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Touche pas à mon eau. C'est le message que le collectif régional pour une alternative à l'A 24 – devant relier Amiens à la Belgique – a fait passer hier lors de la Journée mondiale de l'eau. Quelque 250 opposants à l'A24 ont ainsi défilé entre la mairie de Givenchy-lez-La Bassée (Pas-de-Calais) et le château d'eau de la commune. « L'A 24 aurait des conséquences désastreuses sur les ressources en eau potable de la région, témoigne Jacques Herbaut, maire de Givenchy-lez-La Bassée. On a une eau de très belle qualité dans les Weppes. On ne veut pas la perdre. » « Les réserves en eau sont déjà faibles dans la région », ajoute Roch Jullien, animateur du collectif, qui pointe deux risques majeurs : la pollution de l'eau due au trafic et le risque d'accidents mettant en cause des camions et susceptibles d'entraîner le déversement de produits toxiques.

« Un projet de l'ampleur de l'A 24 est soumis à des enquêtes et à un inventaire des champs captants dont beaucoup d'entre eux sont protégés », précise Francis Pruvot, responsable des ressources à l'Agence de l'eau Artois-Picardie. On ne peut pas faire n'importe quoi. » Des arguments qui ne satisfont pas le collectif. « Une expertise a été faite par le ministère de l'Equipement, mais elle n'est pas neutre. On a demandé une contre-expertise il y a deux ans, mais elle est restée sans effet », explique Roch Jullien. Dimanche à la Chapelle-d'Armentières, une nouvelle action aura lieu contre l'A 24 : une partie géante de pétanque au milieu d'une route départementale qui serait coupée en deux en cas de passage de l'A 24.

F. B.

Le Collectif pour une alternative à l'A 24 organise régulièrement des actions pour protester contre le projet de l'A 24. Un rassemblement régional aura lieu le 13 mai prochain. Renseignements : www.a24.ouvaton.org