Disparition programmée des intervenants en langue

Gilles Durand

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Les langues étrangères en question.
Les langues étrangères en question. — M.Libert / 20 Minutes

Ils sont spécialisés pour l'enseignement des langues étrangères à l'école primaire. A la rentrée 2012, ces intervenants n'interviendront plus. Une semaine après l'annonce par le rectorat de la création d'une filière internationale, à Lille, la CGT dénonçait, hier, la fin d'un système d'enseignement qu'elle jugeait « de qualité ». « Même si le statut contractuel précaire de ces intervenants ne nous convenait pas », souligne William Roger, secrétaire général de la CGT Educ'action.

Les professeurs des écoles assureront leur rôle
Le syndicat et les contractuels craignent « une dérive vers l'élitisme ». « D'un côté, on met beaucoup de moyens pour créer des filières d'excellence et de l'autre, on supprime nos postes », s'inquiète une contractuelle. Dans le Nord, aucun CDD ne sera renouvelé pour la prochaine rentrée (hormis les quatre qui enseignent le Néerlandais) et huit CDI sont d'ores et déjà licenciés. Une vingtaine d'autres le sera l'an prochain. Pour l'inspection académique du Nord, cette vague de licenciements correspond à une orientation de l'Education nationale. « Ces personnes savaient que leur poste n'était pas pérenne. On veut que l'enseignement des langues soit assuré par les professeurs des écoles », avoue Michèle Weltzer, inspectrice d'académie adjointe. « Les instituteurs sont souvent mal formés, les élèves apprendront mal, surtout dans la prononciation », dénonce une contractuelle. Une pétition a été lancée par la CGT pour sauver ces emplois. Elle a recueilli environ 300 signatures.

Assistants

Plusieurs syndicats enseignants et une fédération de parents d'élèves manifestaient hier devant le rectorat pour protester contre les suppressions de postes d'assistants d'éducation et de contrat unique d'insertion dans l'académie de Lille.