Une PME au cœurdu recyclage

Gilles Durand

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La machine à recycler les tubes fluorescents a coûté 350 000 €.
La machine à recycler les tubes fluorescents a coûté 350 000 €. — M.Libert / 20 Minutes

Retraiter et recycler. A l'occasion du salon Environord qui se tient à Lille jusqu'à demain, les entreprises qui s'occupent de revaloriser les déchets peuvent trouver de nouveaux marchés. « Il y a encore peu de concurrence dans ce domaine, souligne Frédéric Dutriez, gérant de Lumiver Optim. Si le travail est bien fait, on garde les contrats. » Depuis douze ans, son entreprise s'occupe des déchets d'équipements électriques et électroniques. Installée à Seclin, elle est l'une des trois usines régionales de revalorisation.

Environ 130 tonnes de déchets
« Nous faisons partie des pionniers, raconte Frédéric Dutriez. Aujourd'hui, ce sont 130 tonnes qui transitent ou sont démantelées chez nous ». Avec seulement douze salariés, dont deux en charge de broyer les tubes fluorescents, le point fort du site. « Il n'y a que trois endroits pour faire ça en France et nous avons une grande marge de manœuvre : sur les cent millions de tubes vendus en France, seul 40 % sont recyclés », explique Jérôme Careje, responsable qualité chez Lumiver Optim. On récupère ainsi le mercure, le verre et l'aluminium, mais aussi les terres rares qui commencent à être intéressantes à la revente. « Dans quelques années, quand le coût de la matière première aura augmenté, on ira récupérer les objets dans les décharges », prédit le gérant.