« Les Transphotographiques ont besoin de moyens »

©2006 20 minutes

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Pourquoi avoir décidé de reporter à l'an prochain la 6e édition des Transphotographiques, consacrée au thème « photographier le cinéma » ?

Certaines choses empêchaient de concrétiser sereinement ce festival 2006. Nous avons eu des discussions avec la mairie, que je ne pensais pas avoir à tenir encore cette année. Cela m'a un peu déçu.

C'est-à-dire ?

Il y a d'abord eu une incompréhension sur la disponibilité du Tri Postal. Pour nous, c'est un lieu essentiel, devenu en 2005 le coeur du festival. Or la mairie l'a réservé pour autre chose cette année. Nous pourrons l'avoir en revanche l'année prochaine. Ensuite, pour continuer à progresser, les Transphotographiques avaient besoin d'une dotation de la ville plus importante [250 000 euros au lieu de 150 000 en 2005]. D'où l'idée d'un rythme biennal [tous les deux ans], qui permet d'augmenter le budget en maintenant les subventions de la ville, du conseil régional et de la communauté urbaine.

Pourquoi avez-vous besoin de plus de moyens ?

Les premières années, nous avons fait beaucoup avec peu, mais cela ne peut pas durer. De même pour les artistes, qui s'adressent à un festival de référence et s'attendent à être rémunérés en conséquence.

Les Transphotographiques deviennent-elles définitivement une biennale ?

C'est une expérimentation. Le rythme biennal laisse plus de temps pour la préparation. D'un autre côté cela peut effrayer les partenaires privés et diminuer la visibilité du festival. Nous nous reposerons la question en 2007.

Recueilli par Olivier Aballain