Rhume des foins à foison

Olivier aballain

— 

Une étude de saison. Alors que le risque pollinique est au maximum, l'Inserm vient de démarrer une étude régionale de deux ans sur le risque allergique. Une première depuis dix ans en Nord-Pas-de-Calais. À lui seul, le pollen est d'ailleurs « responsable de 30 % des allergies », selon Anne Tsicopoulos, directrice de recherches à l'Inserm de Lille. L'association pour la prévention de la pollution atmosphérique (Appa) estime que 10 à 20 % de la population est réactive au pollen, un taux « qui a doublé en dix ans ».

Impact économique
« C'est dû en partie à la pollution », estime Marie-Christine Castelain, chef du service des allergies respiratoires à l'hôpital Saint-Philibert de Lille. « Les pollens sont plus collants, ils restent plus longtemps dans l'organisme », détaille la clinicienne. Réchauffement oblige, ils sont aussi présents en plus grande quantité. A part la désensibilisation (un traitement qui prend 3 à 5 ans), la seule solution reste l'évitement. « Si on est sensible, mieux vaut par exemple se laver les cheveux en rentrant chez soi, cela évite de dormir avec du pollen sur l'oreiller », explique Laëtitia Davranche, à l'Appa. D'autant que pour Marie-Christine Castelain, l'allergie a un « impact économique non négligeable. Beaucoup de salariés sont fatigués. Et certains, comme les conducteurs de TGV, doivent même arrêter le travail ». Si le pollen s'y met...