Amiante: quatorze spécialistes déminent les dossiers régionaux

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Une première en France. Depuis une quinzaine de jours, une cellule « amiante » a été mise en place dans la région. Objectif des quatorze officiers de police et de gendarmerie qui la composent : apporter leur concours à la cellule nationale d'Arcueil (Val-de-Marne), créée début février et chargée d'enquêter et de coordonner les investigations judiciaires relatives à l'amiante, toujours plus nombreuses. « Sur les quarante dossiers dont la cellule nationale a été saisie, nous en avons attribué sept à Lille », précise Emmanuel Bartier, chef de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, chargé de constituer la cellule.

Les officiers régionaux ont mené les premières auditions il y a quinze jours. « C'est un investissement à long terme. On va travailler sur ces dossiers pendant un ou deux ans, explique Marc Watin-Augouard, commandant de la gendarmerie du Nord-Pas-de-Calais. Les plaintes relatives à l'amiante sont liées à des problèmes complexes d'application de la réglementation et supposent des enquêteurs très formés. » « Ça ne peut être que positif, témoigne Monique Heyse, veuve de l'amiante. Mais il faut voir dans la durée comment cette structure va fonctionner.»

A terme, la cellule régionale pourrait être saisie de plaintes liées à des cas de saturnisme, dus par exemple à l'exposition aux rejets de l'ancienne fonderie Metaleurop Nord.

Fanny Bertrand

La cellule nationale compte cinq enquêteurs et un coordonnateur, placés sous la responsabilité d'un lieutenant- colonel de gendarmerie. Ils sont au service des juges d'instruction du Pôle de santé publique à Paris. Une deuxième cellule régionale verra le jour à Brest (Finistère) dans quelques semaines.