La vente aux enchères attire toujours autant au tribunal

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C'est l'autre face des saisies immobilières. Deux mercredi par mois, la salle E du tribunal de grande instance de Lille fait le plein avec les ventes aux enchères des propriétés saisies. Dans une ambiance de casino, agents immobiliers, particuliers en quête d'une bonne affaire ou curieux jouent des coudes pour trouver de la place sur les bancs de la salle d'audience.
La règle du jeu : ne pas subir de surenchère après le décompte final d'une minute trente secondes, et enchérir exclusivement par le biais d'un avocat. Mercredi dernier, huit maisons, appartements ou terrains étaient en vente. Le premier appartement est adjugé à 183 000 €, une maison à la Madeleine partà 164 000 €. Mais d'autres biens ne partent pas aussi cher, comme cet appartement de la métropole vendu 61 500 € : « C'est un quartier pourri, que des cas sociaux. Et en plus, il faut virer les gens », commente un habitué. C'est râpé pour lui. Il n'achète pas ce jour-là. Son avocat lui rend son chèque en blanc, préparé au cas où. Partie remise pour dans quinze jours.G. T.