le Nord, Deux présidents, trois différences

Olivier aballain

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C'est la même couleur. Mais ce n'est pas le même président. Patrick Kanner présidera demain à 14 h sa première véritable séance pleinière du Conseil Général du Nord. Ce sera le lancement de son mandat, deux semaines après son élection au fauteuil occupé jusque là par Bernard Derosier. Et même si les deux hommes sont socialistes, il y a bien des changements à attendre. 20 Minutes fait le point.

La présence. Bernard Derosier, président de 1998 à 2011, était aussi député de la 4e circonscription du Nord. « Cela lui imposait au minimum deux jours par semaine à Paris », explique son successeur. Patrick Kanner, adjoint à la mairie de Lille, promet d'être « plus présent » dans les affaires du département. Quitte à faire « le grand écart », dit-il, entre le lancement du canal Seine-Nord, le 5 avril aux côtés de Nicolas Sarkozy, et l'inauguration d'une piste d'athlétisme le lendemain, à Bruay-sur-Escaut.

La gouvernance. Patrick Kanner promet le dialogue, y compris avec les élus d'opposition. « Il n'y a pas de raison de ne pas écouter les bonnes idées, d'où qu'elles viennent », promet le nouveau président. Juste après l'élection, l'opposant UMP Jean-René Lecerf avait d'ailleurs « bon espoir » de nouer un dialogue « plus constructif avec Patrick Kanner ». Le nouveau patron n'oublie pas non plus Europe-Écologie-Les Verts, qui n'a pourtant aucun élu au conseil général : « Je les rencontrerai. Ils ont appelé à voter pour des socialistes au deuxième tour des élections. Il est normal de les entendre »

La France. « Le Nord doit peser plus ». Patrick Kanner compte demander un poste dans l'exécutif de l'assemblée des départements de France, où le Nord était peu présent. « C'est une instance de lobbying, le plus grand département de France y a sa place ».

handicap

La MDPH (maison départementale des personnes handicapées) ne fonctionne « pas bien », selon Patrick Kanner. Le président veut améliorer le « service rendu », et notamment le délai de réponse pour l'attribution des aides aux familles. A noter : le conseil général a été épinglé par la chambre régionale des comptes pour le faible taux de personnes handicapées qu'il emploie : moins de 3 %, contre 6 % prévus par la loi.