Un sanctuaire nordistepour la faune sauvage

Gilles Durand
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On va pouvoir soigner les phoques.
On va pouvoir soigner les phoques. — DR

   De bon augure pour les oiseaux. La Ligue protectrice des animaux (LPA) a ouvert, hier, un centre de soins pour animaux sauvages, à côté du refuge -fourrière de Calais. Un équipement qui n'existait plus dans la région depuis la fermeture du centre de soins animaliers de la ferme du Héron, à Villeneuve-d'Ascq. « Les risques de pollutions maritimes sont très importants dans le détroit du Pas de Calais qui est une des voies maritimes les plus fréquentées du monde », souligne Jean-Michel Charpentier, responsable de ce nouveau lieu. 

 Mille oiseaux à soigner par an
Heureusement, depuis 2002 et le naufrage du navire Le Tricolor, aucune marée noire n'est venue polluer le littoral. Il y a quatre ans, le syndicat mixte de la Côte d'Opale recensait néanmoins un millier d'oiseaux touchés annuellement à cause des dégazages clandestins. « Chaque année,on constate aussi une quinzaine d'échouages de marsouins ou de phoques sur nos côtes », souligne Dominique Dupont, présidente de la LPA du Nord. Jusqu'à présent, ces animaux étaient envoyés en Normandie, Belgique ou Pays-Bas.« Cette structure pourra accueillir jusqu'à 300 oiseaux et 20 mammifères marins en même temps, en cas de crise écologique », poursuit Dominique Dupont. Mais aussi de nouveaux animaux de compagnies, récupérés par les douanes à Calais. En ce moment, le centre de soins héberge des perroquets importés frauduleusement. Le projet a coûté 950 000 €. 

Thumeries

Le projet est en réflexion. Le conseil général planche sur l'opportunité d'ouvrir un centre de soins dédié aux oiseaux au site ornithologique des Cinq tailles à Thumeries. L'institution gérait auparavant le centre de soins de Villeneuve-d'Ascq.