Un sucre pour lutter contre le diabète

Gabriel Thierry

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Une opératrice place des échantillons d'ADN dans un séquenceur.
Une opératrice place des échantillons d'ADN dans un séquenceur. — M.Libert / 20 Minutes

Le diabète n'a qu'à bien se tenir. Les chercheurs lillois de l'Egid, un pôle de recherche sur cette maladie, se frottent les mains. Ils appartiennent au seul laboratoire de la région ayant obtenu le label d'excellence décerné, fin mars, par le gouvernement. « ça va nous permettre de mieux traiter les diabétiques et de mieux prévenir cette maladie », se réjouit Philippe Froguel, qui dirige l'une des trois unités de recherche du pôle.

Le petit poucet
Grâce au label d'excellence, le budget devrait grimper de 65 à 100 millions d'euros sur 10 ans. De bon augure dans la région la plus touchée par le diabète. « La diabétologie, c'était le parent pauvre de la recherche », note le professeur Anne Vambergue. Avec ces sous, le pôle espère attirer de nouveaux chercheurs. De quoi mettre plus de matière grise au service de la lutte contre le diabète.
« Ici, on fera le séquençage du génome humain », s'enthousiasme Philippe Froguel, au troisième étage du bâtiment. En 2013, des nouveaux locaux vont permettre de regrouper en un seul lieu les 135 chercheurs dispersés. Un étage en dessous, ses équipes travaillent. Comme ce scientifique, dans une « salle blanche », sans particules, qui réalise des tests sur des souris. L'événement est de taille pour le laboratoire. Le pôle lillois faisait partie des « petit poucet » parmi les dossiers présentés. En souvenir, Philippe Froguel a gardé sur son téléphone la photo du premier ministre qui a annoncé des lauréats.

Un Chercheur s'engage

Vendredi, Philippe Froguel, professeur d'un laboratoire à l'Institut Pasteur, a envoyé vendredi un courrier au directeur de l'institution pour dénoncer le licenciement en cours pour faute grave de deux salariés de la filiale IPL-SED Nord, victime d'un plan social. Une intervention que la direction d'IPL SED Nord juge « inappropriée ».