Pendant la crise politique belge, les affaires continuent

— 

Pas de souci avec la crise politique belge. Avec bientôt 300 jours, la Belgique vient de dépasser l'Irak dans la lutte pour le peu envié record du nombre de jours d'un pays sans gouvernement. Record toujours détenu par le Cambodge avec 353 jours, d'après le journal belge L'Echo. Mais chez les Nordistes, ce blocage entraîne peu de répercussions. « Même si la Belgique est notre première destination, avec notamment les livraisons de marchandises et les chantiers temporaires, aucune entreprise régionale ne se plaint d'une baisse d'activité », témoigne la CCI internationale. « Cette crise n'a aucune conséquence, assure Michel-François Delannoy (PS), maire de Tourcoing et membre du bureau de l'Eurométropole, une structure qui fédère Belges et Nordistes. Nos interlocuteurs, ce sont les régions où il y a des majorités nettes et des gouvernements ».
Dans un état fédéral comme la Belgique, de nombreuses compétences sont, en effet, dévolues aux collectivités locales. « Pour les fonds structurels européens et pour les régions, ça fonctionne presque comme si la Flandre, la Wallonie et Bruxelles étaient trois états membres », précise Christine Leton, attachée de coopération territoriale Wallonie-Bruxelles International. De quoi donner l'eau à la bouche au maire de Tourcoing, admiratif du fédéralisme belge, crise ou pas.Gabriel Thierry