Un tramway nommé avenir pour la métropole lilloise

Gilles Durand

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Après le tram, le tram-train.
Après le tram, le tram-train. — M.Libert / 20 Minutes

Transports en commun renforcés. La communauté urbaine de Lille doit voter aujourd'hui l'adoption finale du plan de déplacements urbains (PDU). Un plan qui prévoit une réduction d'utilisation de l'automobile au profit des transports en commun et du vélo d'ici à 2020. « Il concerne aussi bien les déplacements de personnes que de marchandises », souligne Daniel Janssens (DVD), vice-président délégué au PDU.

Le tram-train d'ici à 2017
Pour l'opposition, les perspectives d'utilisation de la voiture sont mal dimensionnées. « On ne va pas réduire l'utilisation de l'automobile par la coercition, il faut proposer d'autres solutions plus équilibrées, plaide Bernard Gérard. Rien n'est prévu, par exemple, pour réduire l'engorgement de l'entrée de Lille chaque matin ». Et de remettre sur le tapis le projet de contournement est de l'autoroute A1, porté par la préfecture. « La solution durable ne viendra que de l'essor des transports en commun », estime, pour sa part, Eric Quiquet, vice-président (Verts) chargé des transports. Deux projets sont définitivement sur les rails : le doublement des rames de métro sur la ligne 1 à l'horizon 2015 et la mise en service du tram-train pour 2017. Un tram-train dont l'étude va être lancée pour les tronçons entre Lille, Wambrechies, Haubourdin et Seclin. Soit 27 km de voies à construire et un budget estimé à 560 millions d'euros. « On n'invente rien, souligne Eric Quiquet. Le réseau de tramway lillois n'a jamais été aussi dense qu'en 1913. »

tarifs

Deux nouveautés pour septembre  : la prochaine tarification des transports en commun risque de privilégier le revenu à l'âge pour établir les réductions et les abonnés Transpole pourront accéder directement au TER.