La grève des postiers n'a pas été suivie à la lettre

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Le malaise ne s'est pas traduit dans la rue. L'appel à la grève de l'intersyndical, hier, a été peu suivi d'effet par les salariés de la poste : 6 % au courrier, 12 % dans les bureaux. Pourtant, selon les syndicats, le malaise social augmente au sein de cette entreprise, privatisée depuis 2009.
« On demande l'arrêt des réorganisations qui détruisent les conditions de travail », lance la CGT. « Avec une baisse du volume d'activité de 30 % entre 2008 et 2015, La Poste ne remplace plus qu'un départ en retraite sur trois ou quatre », avoue la direction qui précise « qu'aucun plan de départ imposé n'est mis en place ». Mais pour la CFDT, « on assiste à une multiplication des dossiers de licenciements pour inaptitude physique et faute grave ». Témoin des tensions « de plus en plus fortes entre personnel et direction », selon les syndicats, le nombre croissant de conseils de discipline.G. D.