Pas d'état de grâce à Lille-Fives

Olivier Aballain

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Dix-sept personnes, dont dix adultes, sont installées au village d'insertion de Lille-Fives.
Dix-sept personnes, dont dix adultes, sont installées au village d'insertion de Lille-Fives. — M. Libert / 20 Minutes

Premières difficultés pour les villages d'insertion. Lundi, des gendarmes ont interpellé trois membres d'une famille Rom logée au village d'insertion de Lille-Fives. L'opération, qui concernait aussi un individu à Tourcoing, était pilotée par un juge de Dunkerque : l'enquête est partie d'une première vague d'arrestations le 29 novembre dernier à Armbouts-Cappel.

« Ne pas généraliser »
A l'époque, dans le véhicule de quatre Roumains, les gendarmes avaient trouvé des objets provenant de cambriolages tout juste commis dans le Dunkerquois. Même découverte, lundi à Fives : électronique, téléphones, outillage... Vingt-et-un cambriolages sont déjà identifiés. Comme en novembre, le procureur de Dunkerque a prévu de demander le placement des suspects en détention provisoire, dans le cadre de leur mise en examen pour vol en bande organisée.
Pour Jean-Louis Frémaux, le président du conseil de quartier de Fives, ces arrestations ne remettent pourtant pas en cause la présence du village d'insertion : « On ne peut pas cautionner ces actes imbéciles, mais il ne faut pas généraliser. Une seule famille (sur cinq dans le village de Fives) est concernée. » Marie-Christine Staniec-Wavrant, l'adjointe (PS) à la Solidarité, indique qu'elle a « rappelé leurs obligations » aux habitants des villages d'insertion. Mais elle souligne que les règles sont suivies, notamment pour la scolarisation des enfants et l'apprentissage de la langue.

Aide

La communauté urbaine a financé à hauteur de 300 000 € l'aménagement des villages d'insertion à Lille, Roubaix, Halluin et Faches-Thumesnil. L'État finance pour 700 000 € le suivi social des familles. Mais il est critiqué par la ville de Lille pour n'avoir pas délivré de titre de séjour durable aux adultes afin d'aider leur insertion.