éviter qu'un crime ne tombe à l'eau

Gilles Durand

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Scène de crime reconstituée dans la piscine villeneuvoise de Babylone.
Scène de crime reconstituée dans la piscine villeneuvoise de Babylone. — M.Libert / 20 Minutes

Les gendarmes enquêtent aussi sous l'eau. Et ils tiennent à le faire savoir. La semaine dernière, la gendarmerie a montré son savoir-faire à des juges de la cour d'appel de Douai dans la piscine Babylone de Villeneuve-d'Ascq (lire ci-dessous). Une démonstation qui fait écho à l'affaire des noyés de la Deûle qui a défrayé la chronique en février.

Pompiers plutôt que gendarmes
« Dès la découverte d'un cadavre, nos enquêteurs subaquatiques sont capables de faire des constatations utiles pour la suite de l'enquête », assure le capitaine Jean-François Barette. L'atout des gendarmes : des caméras qui voient mieux que l'œil humain à travers une eau sale et une formation adéquate que n'ont pas les pompiers. C'est à ces derniers que la justice à fait appel pour retrouver les corps le mois dernier.
« Dans cette affaire, nous étions plutôt sur la recherche de corps que sur une scène de crime, avec, surtout, un impératif de rapidité. Or nous ne pouvions pas mobiliser autant de gendarmes que de pompiers », justifie Frédéric Fèvre, procureur de Lille. Est-ce à dire que la thèse de l'accident a été privilégiée avant même d'avoir retrouvé les victimes ? « Pas du tout, explique Frédéric Fèvre. Mais, dans une hypothèse criminelle, le crime aurait eu lieu hors de l'eau et les corps, de toutes façons, avaient dérivé ».