Le « 15 bis » appelle du renfort

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Victime de son succès. Lancé il y a un mois, le centre de régulations des appels de soins (le « 15 bis »), pourrait déjà voir son effectif renforcé d’un médecin régulateur le week-end. Car cette initiative mise en place grâce à un partenariat entre les médecins libéraux, le Samu de Lille (le 15) et le conseil départemental du Nord a déjà fait ses preuves. « Le week-end de Noël, c’était ingérable, le standard était saturé. On a dû demander l’aide d’un troisième médecin », témoigne Charles Charani, président de la fédération des associations de permanence des soins du Nord. Ce dernier va donc rencontrer le président de l’Union régionale des caisses d’assurances maladies (Urcam) cette semaine pour que ce renfort soit pérennisé. « A partir du moment où l’activité le nécessite, nous sommes prêts à investir », affirme t-on à l’Urcam. D’autant que, comme le précise Patrick Goldstein, médecin chef du Samu de Lille, « on assiste à une montée en puissance de la régulation. » Quelque 500 appels sont traités chaque dimanche, un sur cinq nécessitant une visite. « Deux médecins pour le week-end ce n’est pas suffisant car si le temps d’attente est trop long, l’appel bascule sur le 15 », estime Patrick Goldstein. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur un éventuel désengorgement des appels au Samu depuis un mois, l’heure est déjà aux premiers bilans et rectifications pour le tout nouveau centre de régulations. « C’est plus que positif sur la métropole lilloise, estime Charles Charani. Mais il faut faire des mises au point. Certains secteurs comme celui de Maubeuge ne fonctionnent pas car il n’y a pas assez de médecins. » Fanny Bertrand

mode d’emploi Les patients sont automatiquement transférés vers le centre de régulation des appels lorsque le médecin de garde de proximité ne peut prendre leur appel. Au centre, deux médecins traitent alors ces cas.