L’après Grimonprez-Jooris s’annonce tendu

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La municipalité ne se faisait plus vraiment d’illusions et les langues se sont déliées après le rejet définitif, par le Conseil d’Etat mercredi dernier, du projet d’agrandissement du stade Grimonprez-Jooris (GJ-2). Martine Aubry la première, a mis en cause, dans un communiqué de presse, « les prises de position contradictoires des dirigeants » du Losc, le club de football de la ville. Rappelant qu’elle avait toujours soutenu la solution de l’agrandissement choisie dès avril 2001 par Pierre Mauroy alors maire de Lille, l’élue socialiste a même semblé, chose rare, mettre en cause son prédécesseur en regrettant qu’aucun démenti n’ait suivi l’annonce en octobre par Michel Seydoux, le président du Losc, qu’un nouveau stade serait construit sous trois ans. « C’est un tournant », s’est satisfait de son côté Christian Decocq, conseiller UMP à la communauté urbaine (LMCU). Après la sanction du « passage en force », vient, pour l’opposant à Martine Aubry, « l’opportunité d’un dossier novateur », notamment « à Lille-Sud ». En attendant, Michel Seydoux a fait savoir que le préjudice « de ces atermoiements [pour le Losc] devra être examiné par les acteurs du dossier. » Olivier Aballain

à suivre Les trois options (Lille-sud, Lezennes, Lesquins) retenues pour accueillir un grand stade seront évaluées ce mois-ci. Faute de temps, les élus de la communauté urbaine pourraient préférer trancher en mars plutôt que lors du conseil du 10 février. Dans le meilleur des cas, le stade ne sera pas disponible avant la mi-2009.