Un pas vers ceux qui font l’ANPE buissonnière

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Pas de jours chômés pour les conseillers ANPE en ce début d’année. Ceux-ci doivent recevoir les 10 000 jeunes de la région résidant en zone urbaine sensible (ZUS). Ordre du Premier ministre, donné dans le contexte des violences urbaines de novembre dernier. « Les conseillers devront bien identifier leurs besoins et leur proposer un travail, un stage, un contact avec une entreprise aux termes de ces entretiens », explique Catherine d’Hervé, directrice régionale de l’ANPE. Ces entretiens doivent avoir lieu au cours des trois prochains mois. Cette tâche accomplie, beaucoup restera à faire : une grande proportion de jeunes, sans emploi, n’est pas inscrite à l’ANPE. L’agence se tournera donc vers les dix-huit missions locales, situées en ZUS, pour prendre le relais. « La moitié des jeunes de nos missions locales ne sont pas inscrits à l’ANPE, renseigne Marie Dominique Lacoste, directrice de la mission locale de Lille, et cette proportion augmente plus le niveau de qualification est bas. » Les missions locales de Lille touchent 7 000 jeunes dont 65 % dans les quartiers classés en politique de la ville. « Si l’on ne peut pas attendre des miracles d’un tel programme, toute mobilisation fait avancer les choses », estime Claude Hugeux, président de l’Union régionale des missions locales. A Lille, ce dispositif ne déclenche pas de ferveur : « Nous ne sommes pas enclins à recevoir des jeunes si nous n’avons pas de proposition à leur faire, explique Marie Dominique Lacoste, nous allons créer des rancoeurs. » Caroline Béahgue