Infrastructures d'élite

Gaëtane Deljurie

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Le futur vélodrome de Roubaix doit être opérationnel avant mars 2012. La première pierre a été posée samedi.
Le futur vélodrome de Roubaix doit être opérationnel avant mars 2012. La première pierre a été posée samedi. — DR

On en parlait depuis presque 30 ans. Samedi, la première pierre du Vélodrome de Roubaix a enfin été posée. 25 millions d'euros soudain débloqués… dans l'optique des Jeux olympiques de 2012. Dans le Pas-de-Calais, près 100 millions d'euros seront investis, pour que le département soit dans les starting-blocks. « En devenant la base arrière des Jeux olympiques de Londres en 2012, le Pas-de-Calais bénéficiera des retombées économiques de cet événement planétaire », affirme Dominique Dupilet.

Des sites attendent toujours

les champions
En théorie, le président PS du Pas-de-Calais n'a pas tort. Reliée à la Grande-Bretagne par le train, le tunnel ou le ferry, Calais a une place à jouer. En attirant les sportifs de haut niveau, en accueillant les Britanniques fuyant l'effervescence, ou en hébergeant les spectateurs un peu fauchés. Le département a donc lancé de multiples projets : nouvelles salles de gym à Arques, de lutte à Marquise, extension du centre régional de voile à Wimereux ou encore rénovation du stade Léo-Lagrange à Lens. « Notre objectif ultime est aussi d'aménager notre territoire sportif afin d'en faire profiter les licenciés de la région », justifie Stéphane Bourgeois, à la tête de Mission 2012. « Quelques conventions pluriannuelles avec une centaine de délégations étrangères permettront d'organiser des évènements jusqu'aux JO », note Wulfran Despicht, président du comité de suivi.
En pratique pourtant, aucune convention avec une fédération internationale n'a encore été signée. Pire, les sites de voile de Wimereux et de Dunkerque attendent toujours leurs champions. D'où vient le problème ? Les différents acteurs s'engagent en ordre dispersé. « La gouvernance politique autour de ce projet est complexe, voire laborieuse », soulignait en janvier le conseil économique, social et environnemental régional, dans son rapport sur la valorisation des politiques publiques du sport (lire ci-dessous). « Le tourisme sportif n'est pas encore une vision partagée par tous », a commenté Diana Hounslow, du comité de tourisme du Pas-de-Calais. En clair, aucune coordination n'est organisée à l'échelle régionale.