Mon animal de compagnie est une poule d'ornement

Fanny Destombes

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La nègre-soie est la poule la plus demandée : un tiers des ventes pour Sébastien Vandevelde.
La nègre-soie est la poule la plus demandée : un tiers des ventes pour Sébastien Vandevelde. — M.Libert / 20 Minutes

Bicolore, avec des pompons ou des plumes aux pattes. Au Salon de l'agriculture, qui a ouvert ses portes samedi à Paris, les poules de Sébastien Vandevelde risquent de faire fureur. Cet amateur de gallinacés de Bray-Dunes n'élève que des poules naines d'ornement et des races anciennes. Nègre-soie, Hollandaise à Huppe, Bantam de Pékin… elles séduisent par leur physionomie déconcertante. « L'acheteur-type est un périurbain qui n'a jamais eu de poules et qui a découvert ça à la télévision ou sur Internet », indique Sébastien Vandevelde. Et nul besoin d'être un expert pour s'en occuper. « C'est à la portée de tout le monde, assure l'éleveur. Il leur suffit d'un abri, de l'eau propre et de la nourriture à volonté ».

Capacité à ingérer les déchets
Ainsi la poule séduit le bobo-écolo pour ses capacités à ingérer les déchets de cuisine et à produire des œufs frais. L'investissement n'est pas non plus hors de portée : 22 €. Pour les petites bourses, une poule classique vous en coûtera trois fois moins.
A Paris, Sébastien Vandevelde projette de vendre au moins 300 adultes et 500 poussins pendant les dix jours du salon. « Mes poules sont perçues comme des animaux de compagnie, explique-t-il. Elles héritent d'un petit nom. Une cliente m'a récemment envoyé des photos pour me montrer qu'elles sont en pleine forme. » Ce qui s'appelle être comme un coq en pâte.

Vers

L'an dernier, la ville de Mouscron en Belgique a distribué une centaine de poules aux foyers volontaires pour réduire les ordures. Opération menée une année sur deux. En 2011, Mouscron passe au bac à compost avec des vers de terre.