Un accroc chez De Fursacà Lille

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La CGT parle de « discrimination syndicale ». Un délégué syndical de la société De Fursac fait l'objet d'une procédure de licenciement au stand de la marque, au sein du Printemps de Lille. Mis en cause pour sa gestion du stand, Antony Blanchard s'estime victime de son engagement. « Lorsque j'ai annoncé, il y a un an, mon intention de devenir délégué pour la CGT, on m'a indiqué que cela affecterait mes relations avec la direction », explique le salarié, qui tient le « corner » De Fursac depuis 7 ans et demi. Comme le veut la loi en matière de licenciement d'un élu du personnel, l'Inspection du travail a été saisie pour autoriser la procédure. Chez De Fursac, on reste prudent. « La mauvaise gestion se traduit par une baisse des ventes », indique simplement Barbara Curtaux, secrétaire générale de la société. « Pour la première fois en sept ans, on subit une baisse de 5 % sur huit mois », se défend Antony Blanchard, qui affirme disposer d'une vingtaine de lettres de soutien de la part de ses clients.O. A.