L'UFC aligne les tarifs bancaires

Olivier Aballain

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Toutes les banques ne se valent pas. L'UFC-Que choisir a rendu hier les résultats de son étude sur les tarifs bancaires dans la région. Verdict : avec une variation de 43,5 % entre l'établissement le moins cher (La Banque Postale) et le plus onéreux (Crédit du Nord), mieux vaut savoir où l'on met les pieds. Les huit services les plus utilisés ont été passés au crible.

Manque de transparence
La Banque postale se distingue avec un coût annuel inférieur de 17,6 % à la moyenne des onze banques testées. Classée juste derrière, la Banque populaire ne boude pas son plaisir : « Cela correspond à un effort mené depuis 2006 pour adapter nos services aux besoins de nos clients », explique Nathalie Delplace, directrice marketing. Laquelle revendique d'ailleurs une progression de 6 % par an du nombre de clients. « Certains services restent complètement déconnectés de la réalité, comme facturer 14 € une simple photocopie de relevé de compte », pointe l'UFC. Mais le Crédit du Nord, lanterne rouge, assume son positionnement « patrimonial ». « Nous portons nos efforts sur la proximité avec le client, et cela a un coût », indique la banque. Qui a aussi, d'ailleurs, vu son nombre de clients augmenter en 2009 (+1,9 %). L'amour est aveugle ? Pour l'UFC-Que Choisir, il est simplement trop difficile de s'y retrouver. Ainsi dix-neuf des quarante agences testées dans la région ne disposaient pas du dépliant d'information sur les tarifs, pourtant obligatoire depuis 2005. Et pour les autres, « dans un même document on mélange les tarifications au mois, au trimestre, à l'année... ». Ce n'est pas un scoop : mieux vaut savoir compter.