Ces entreprises atypiques du Nord

Gaëtane Deljurie

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Les acteurs du salon Créer, organisé jusqu'à aujourd'hui à Lille Grand-Palais, accompagnent de plus en plus la création d'entreprises insolites. La réussite survient parfois aussi avec des projets atypiques. Exemple avec Natacha Dorobisz. Même vendus entre 180 et 250 €, les pulls de cette cambrésienne trouvent preneurs. Leurs qualités : être tricotés à la main, mais surtout, fabriqués à partir de mohair artisanal. L'année dernière, l'ex-ingénieure-agronome a plaqué un boulot « trop administratif » pour élever une cinquantaine de chèvres angora à Vertain, entre Valenciennes et Cambrai. Deux fois par an, elle tond près de 200 kg de poils, qui seront transformés par des artisans du Sud de la France. « En créant cette entreprise, j'ai enfin trouvé ma voie, explique-t-elle. Je combine ainsi ce que j'aime : tricot, nature et contacts humains. »

Des boîtes à musique personnalisées
Catherine Bonningues souhaite, elle, se lancer dans les boîtes à musique originales. « J'en avais marre des cadeaux de naissance pourris et de mauvaise qualité », lâche la jeune maman de 32 ans. Musicienne depuis son plus jeune âge, elle proposera des objets créés sur mesure, décorés avec les initiales de l'enfant et musique personnalisée pour une quarantaine d'euros.
« Les créateurs écoutent de plus en plus leurs envies, ce qui débouchent sur des projets atypiques », constate Marie Rodriguez, accompagnatrice du réseau Audace. Pour Grégory Sagez, directeur général des Boutiques de Gestion Espace, « la passion constitue toujours un facteur primordial de réussite ».