sur la voie du radar

Gilles durand

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Train contre voiture : bilan, cinq morts en 2009 dans le Nord-Pas-de-Calais. Alors que se tient aujourd'hui la journée mondiale de sécurité routière au passage à niveau, le bilan régional n'est guère brillant. Le Nord (huit collisions) et le Pas-de-Calais (six) sont les deux départements les plus touchés par ce genre d'accidents. « C'est normal car la fréquentation est plus importante qu'ailleurs », relativise Jean-Yves Dareaud, chargé de projet chez Réseau ferré de France (RFF) qui dépense chaque année 500 000 € par an pour améliorer la sécurité.

Un radar de franchissement
Dans la région, parmi les 1 037 passages à niveau, 18 sont répertoriés comme préoccupants*. C'est le cas à la Chapelle d'Armentières dont la suppression est programmée depuis plusieurs années. « Tout dépend maintenant de l'avancée des travaux de contournement routier », explique Jean-Yves Dareaud. C'est à dire vers 2013-2014.
Or, si chaque année, RFF supprime cinq à dix passages à niveaux, d'autres solutions existent. À Marcq-en-Barœul, par exemple, une potente sera installée d'ici à la fin de l'année pour améliorer la visibilité du feu rouge. Mais la nouveauté, c'est le radar de franchissement dont la première installation est prévue courant juillet à Hondeghem, près d'Hazebrouck. « On s'aperçoit que 98 % des accidents sont dus au non respect du code la route », précise RFF. Chaque année, la société constate ainsi une centaine de bris de barrière qui, heureusement, ne cause pas toujours de dégats.
* Observation sur dix ans du taux d'accidentologie par rapport au nombre de trains et de voitures

La fédération nationale des associations d'usagers des transports dénonce la suppression systématique des passages à niveau en cas de réouverture de ligne. Pour elle, cette décision bloque une vingtaine de projets en France.