À la prison de Loos, les surveillants sont en colère

et G. T.

— 

Cette fois-ci, ce sont les surveillants qui se mutinent. La tension ne retombe pas, au centre de détention de Loos. Hier matin, les surveillants du centre, mais aussi ceux de la maison d'arrêt (pour la détention provisoire), ont bloqué le site, à l'appel de la CGT, FO et de l'Ufap-Unsa. Ils ont été délogés au bout de quelques heures par les CRS, plus d'une semaine après la rixe entre détenus qui s'était soldée par sept blessés. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour les syndicats, qui mettent en cause la gestion du directeur du site. « Il ne respecte pas le personnel », pour Stéphane Lecerf, secrétaire régional Ufap-Unsa. « Un bon élève qui met en place ce qu'on lui demande alors que cela met en danger la sécurité », critique Cédric Deprez, secrétaire local FO à Lille. Les syndicats des surveillants ont rencontré le directeur interrégional, Alain Jégo. Ce dernier estime que « la principale inquiétude porte sur l'avenir du site en 2015, une question pour laquelle il n'y a pour l'instant pas de réponse, effectivement. » Et il reconnaît qu'il manque « environ une douzaine de salariés suite à des départs non compensés. »O. A.