Réinsertion sans frontières pour des femmes immigrées

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Un atelier dans un centre social lillois.
Un atelier dans un centre social lillois. — O. Touron / 20 Minutes

Qu'elles habitent Lille, Liège ou Turin, les femmes immigrées ont parfois la vie dure. Elles ont pu en discuter cette semaine à Lille grâce au projet européen LEILA. Seize Belges et Italiennes participaient avec onze Françaises à quatre jours d'ateliers organisés par la fédération des centres d'insertion (FCI). « C'est fou : on a la même vie, les mêmes problèmes alors qu'on vit dans des pays différents », s'étonne Marie Kantengwa, qui a quitté le Rwanda il y a 35 ans pour la Belgique. Car pour ces participantes originaires de Guinée ou du Maroc, il est difficile de trouver du travail ou de s'intégrer.
Face à cela, les trois villes jumelées cherchent des solutions communes. A Lille, on prone la formation en alternance. Ainsi, onze femmes ont signé en 2009 un contrat d'un an. « D'un côté, elles suivent des cours de français, d'institutions et d'orientation, de l'autre, elles essayent plusieurs métiers » explique Valérie Mahdjoub, coordonnatrice à la FCI. « Depuis le début du programme il y a 3 ans, 70 % des participantes ont repris confiance en elles et retrouvé un emploi » se félicite-t-elle. Mais les Nordistes n'ont pas le monopole de la réinsertion. En Belgique, un autre centre d'insertion qui participe au programme LEILA, a presque fait mieux. A 61 ans, Marie a réussi à décrocher un poste d'agent d'accueil à Liège.Elodie Raitière