Ils font le cinéma dans la région (2/5) Christian Carion, de l’agriculture à la réalisation

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« Je rêvais de faire du cinéma depuis que j’avais 15 ans. » Mais Christian Carion aura fait un bout de chemin hors des circuits audiovisuels avant de s’imposer comme réalisateur avec Une hirondelle a fait le printemps, en 2001. Après son bac, ce fils d’agriculteur originaire de Lebucquière, près de Bapaume, intègre une école d’ingénieur affiliée au ministère de l’Agriculture, puis exerce son métier à Arras jusqu’en 1991. « Mes parents voulaient que je fasse de longues études. Je l’ai fait pour eux, explique le réalisateur. Ensuite j’ai voulu changer de vie. » Tout en travaillant pour le ministère, il réalise trois courts-métrages, assiste Cédric Klapisch comme stagiaire régie en 1989 et rencontre un an plus tard Christophe Rossignon, producteur originaire du Nord, également fils d’agriculteurs et ingénieur de formation. Avec lui, Christian Carion se lance dans son premier long métrage, qui sonne comme un hommage à son père – Une hirondelle a fait le printemps met en scène Michel Serrault dans le rôle d’un agriculteur.  Porté par le succès du film, il s’attaque à un projet qui lui tient à coeur depuis dix ans : transposer sur grand écran, dans Joyeux Noël, la fraternisation qui a eu lieu entre soldats allemands, français et britanniques le jour de Noël 1914. Cette fois encore, les origines du réalisateur ne sont pas loin. « J’ai été marqué par mon enfance. Je voyais mon père ramasser des vieux obus qu’il trouvait dans les champs. Mais je n’ai encore assez de recul pour savoir si ce film sera plus personnel que le précédent. » Fanny Bertrand

sortie Présenté hors  compétition à Cannes,  Joyeux Noël sortira en France,  en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Belgique  au mois de décembre. Guillaume Canet, Diane Kruger et Dany Boon sont à l’affiche.