La région peine à faire travailler ses jeunes

©2006 20 minutes

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Difficile d'avoir moins de 26 ans et de chercher un emploi dans la région, malgré un léger mieux

Ainsi, fin 2005, les moins de 25 ans représentaient 23 % des demandeurs d'emploi, contre 27 % à la fin 2004

« Il n'y a eu aucune création d'emplois dans la région en 2004, précise-t-on à l'ANPE régionale

La conjoncture a en revanche été légèrement plus favorable en 2005

» D'autant que l'action « coup de poing » voulue par le gouvernement et consistant, pour l'ANPE, à recevoir, entre juin et septembre dernier, les jeunes inscrits depuis plus de douze mois à l'ANPE – 8 313 dans la région – aurait été salutaire

« Par rapport à 2004, il y a eu 14 % de jeunes en plus qui sont sortis de l'ANPE », commente-t-on à l'agence régionale

Les jeunes ne sont pas tous logés à la même enseigne

Ainsi, si les diplômés du supérieur connaissent un faible taux de chômage (2,6 % en 2003), ces chiffres sont obtenus seulement trois ans après l'obtention du diplôme

« Je suis en contact avec une jeune femme qui a un bac +4, elle cherche un emploi dans le social depuis bientôt un an », illustre Serge Havet, d'Agir contre le chômage

En revanche, les non-diplômés (niveau bac maximum) étaient 21,8 % en 2003 à rechercher encore du travail trois ans après la fin de leurs études

D'où l'intérêt des contrats de professionnalisation jeunes, particulièrement prisés dans la région

« Nous travaillons très en lien avec le monde professionnel », conclut-on à l'antenne régionale de l'ANPE

Fanny Bertrand

migrations Entre 1998 et 2001, 10 260 jeunes ont quitté la région, tandis que 3 420 sont venus y habiter (source : enquête « Génération 98 », Cereq 2001). Les individus non-diplômés se révèlent moins mobiles que les diplômés, selon la même enquête.