Les habitants d’Ascq craignent le pire du PLU

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Un dialogue de sourds. Difficile de qualifier autrement le débat qui a opposé mercredi soir Jean-Michel Stievenard, maire de Villeneuve-d’Ascq (PS) à ses administrés d’Ascq. Au coeur de la polémique : le Plan local d’urbanisme (PLU) entré en vigueur le 27 janvier et contre lequel l’Association pour la sauvegarde de la qualité de l’environnement à Ascq et dans les environs a déposé trois recours. Les habitants craignent en effet une urbanisation de leur quartier réputé tranquille. « Il n’y aura pas de modifications fondamentales pour ce secteur », martèle Jean-Michel Stievenard, qui précise que seuls quelques changements sont intervenus. Par l’exemple, la reconnaissance officielle de trois jardins familiaux afin de garantir leur pérennité. Mais les habitants n’en démordent pas. Ils craignent, entre autres, que la zone du grand ruage, un triangle de 120 hectares situé entre Ascq et Tressin, classée zone naturelle à urbanisation différée, ne soit dédiée à une activité économique. « L’urbanisation est différée jusqu’à ce qu’on décide du contraire et je refuse cette urbanisation », répète le maire. « Quelles garanties nous donnez vous ? interroge un habitant. Je vous mets au défi d’acter vos engagements et l’ambiguïté sera levée. » Après plus de deux heures et demie de débats, le maire se retrouve au point de départ. « Je ne sais plus comment le dire. Ne créez pas de faux problèmes. Je suis sûr de mes engagements. » F. B.

notion Le PLU a été institué par une loi du 13 décembre 2000. Il remplace le POS. Plus ambitieux, le PLU est un document stratégique et opérationnel. Plus que le droit des sols, il définit le projet d’aménagement global de la commune – habitat, emploi, déplacement, environnement – dans un souci de développement durable.