Les CAT doivent s'adapter aux services

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Les délocalisations touchent aussi les travailleurs handicapés mentaux

Les centres d'aide par le travail (CAT) et les entreprises adaptées de la métropole – qui emploient des personnes déficientes mentales – rencontrent les mêmes difficultés

« L'emballage et l'imprimerie sont nos activités de prédilection car ils requièrent de faibles qualifications, explique Gérard Remoux, directeur du CAT Le Roitelet, qui dépend de l'association Les papillons blancs

Mais, aujourd'hui, de plus en plus de produits sont emballés à l'étranger

Notre chiffre d'affaires baisse

» D'autant que la réduction des subventions menace la pérennité de des activités

Et avec elles, de la moitié des 850 postes de travail proposés par l'association

D'autres sociétés adaptées ont anticipé ce changement d'orientation

Comme Flandre-Ateliers, qui employait à Tourcoing 250 personnes au conditionnement

L'an dernier, elle a dû se réorganiser en créant un département de travaux à domicile

Et avant la fin du mois, l'entreprise se lancera dans la prestation « back-office » (saisies de données, mailings

)

« Un opérateur de production qui emballait des boîtes de petits pois sera bientôt derrière un ordinateur, décrit Hervé Knecht, chef de l'entreprise

Un métier complexe peut se décomposer en petites tâches

» Dans les CAT, où les capacités des salariés n'avoisinent que 30% de celles d'un salarié sans handicap, « le niveau d'adaptation est plus faible », conclut Gérard Remoux

Caroline Béhague

obligation Les sociétés d'au moins vingt salariés ont l'obligation légale d'embaucher 6 % d'handicapés. Les entreprises travaillant avec des CAT ou des sociétés adaptées voient ce pourcentage ramené à 3 %.