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MobilitéLes EDPM partagées interdits aux mineurs et traçables en cas d’infraction

Lille : Les trottinettes partagées interdites aux mineurs et traçables en cas d’infraction

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Après avoir remporté le marché pour déployer un service de trottinettes et de vélos électriques partagés dans la métropole lilloise, TIER Mobility annonce « deux nouvelles mesures de sécurité »
L'opérateur Tier a déployé 500 trottinettes électriques à Roubaix pendant une expérimentation d'un an (illustration).
L'opérateur Tier a déployé 500 trottinettes électriques à Roubaix pendant une expérimentation d'un an (illustration). - Tier Mobility / Tier Mobility
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • TIER Mobility étend progressivement son service de trottinettes et de vélos électriques partagés dans la Métropole européenne de Lille. Une quinzaine de communes ont accepté le service sur leur territoire.
  • Pour convaincre les élus réticents, l’opérateur équipe ses trottinettes de plaques d’identification uniques et visibles, pour remonter jusqu’à l’utilisateur en cas d’infraction.
  • TIER demande aussi aux utilisateurs de scanner leur pièce d’identité via l’appli, pour bloquer l’accès aux mineurs. Ces mesures ont été testées avec succès à Lyon.

Après une expérimentation concluante à Roubaix, le service de trottinettes et de vélos électriques partagés de TIER Mobility a reçu l’aval du conseil métropolitain pour s’étendre à l’échelle de la Métropole européenne de Lille (MEL). A ce jour, ce sont une quinzaine de communes qui ont décidé de mettre en place ce service sur leur territoire. Dans le bastion de Martine Aubry, où l’épisode désastreux de Gobee bike a échaudé les élus, la ville a pourtant accepté de voir débarquer les vélos de TIER, mais pas ses trottinettes. Alors, pour finir de convaincre les plus frileux, l’entreprise a dégainé « deux nouvelles mesures de sécurité ».

Déjà, la vitesse des engins électriques était limitée juste au-dessus de celle du pas dans les zones piétonnes et à forte densité. Le système est ainsi fait que stationner son vélo ou sa trottinette en libre-service en dehors des zones prévues pénalisait financièrement l’usager. Désormais, TIER souhaite aussi prévenir autant que possible les « mauvais comportements » ou, si ce n’est pas possible, permettre de retrouver plus facilement les contrevenants.

Plaques d’immatriculation et scan de pièce d’identité

Pour cela, l’entreprise de mobilité va équiper l’ensemble de sa flotte de trottinettes électriques de plaques d’immatriculation, ou plutôt de plaques d’identification, accrochées de manière visible à l’arrière du véhicule. Chaque engin sera ainsi doté d’un numéro unique qui doit permettre de remonter jusqu’à l’utilisateur si tant est que la personne victime d’une infraction, ou que l’agent de police qui en constate une, puisse relever le numéro, relativement petit.

La seconde mesure vise à empêcher les mineurs d’utiliser le service. A l’ouverture de l’application, un pop-up demandera à l’utilisateur de scanner sa pièce d’identité et la location sera bloquée si l’algorithme détecte que celui-ci à moins de 18 ans. Selon l’opérateur, ces deux mesures ont été testées avec succès à Lyon.

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