La possibilité d'une troisième tour à Lille

Olivier Aballain

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Seulement deux tours de plus de 100 m.
Seulement deux tours de plus de 100 m. — C. Dhalluin / 20 Minutes

C'est un roman-feuilleton qui date pratiquement de la création de la société anonyme d'économie mixte (SAEM) Euralille, en juin 1990. Après les tours Portzamparc (120 m) et Lille-Europe (110 m), faut-il une troisième tour au-dessus de cent mètres à Lille ? Pour fêter dignement les vingt ans de sa SAEM, Euralille s'offre une nouvelle rumeur : un projet signé Bouygues, en partenariat public-privé, sur une tour de 110 m de haut. Vingt-cinq étages, 26 000 m2 de surface commercialisable avec un début des études en 2013… « Une énième spéculation, on entend absolument de tout à ce sujet », confie Patrick Duez, du cabinet immobilier CB Richard Ellis.

Un marché en attente
Et c'est Bruno Bonduelle en personne qui alimente les discussions. Le président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Grand Lille évoquait publiquement en juillet dernier une tour de 160 m, où la CCI pourrait trouver sa place… Il a remis le couvert lors de la dernière AG. « Il ne faisait allusion à aucun projet réel », s'empresse-t-on de préciser à la CCI. Et pour cause : la crise est là, bien qu'Euralille soit moins touchée que d'autres secteurs de la métropole. « Une nouvelle tour devra être à énergie positive ou neutre, ce qui coûte encore plus cher », confie un élu lillois. Mais Patrick Duez ne désespère pas : « Euralille-1, avec ses transports en commun, ses gares, son centre commercial, c'est l'endroit idéal. Maintenant il faut trouver le bon moment. »

Densification

Euralille-1 continue de s'étoffer. A peine le casino-théâtre Barrière terminé, un autre chantier prend le relais : un immeuble signé Reichen qui bordera l'avenue Willy-Brandt sur 12 000 m2, et sera mitoyen du casino-théâtre. L'ensemble comprend 1 000 m2 de commerces, dont un magasin sur deux niveaux faisant le lien avec le boulevard urbain (Louis-Pasteur).